Les études épidémiologiques identifiées ont observé la relation entre la maladie
parodontale et l’endocardite infectieuse, la maladie coronaire, l’accident vasculaire
cérébral, l’accouchement prématuré, les infections pulmonaires et sinusiennes.1. Maladie parodontale et endocardite infectieuse
Bien qu’il n’y ait pas d’études spécifiques sur la prévalence et l’incidence de
l’endocardite infectieuse chez les sujets ayant une maladie parodontale et compte
tenu de la létalité potentielle de l’endocardite infectieuse et du caractère infectieux de
la maladie parodontale, il est nécessaire de recommander une prophylaxie de
l’endocardite infectieuse chez les sujets ayant une maladie parodontale et qui sont
reconnus comme ayant une cardiopathie à risque d’endocardite. Cette prophylaxie
comporte le traitement de la maladie parodontale dans le but d’éradiquer les foyers
infectieux d’une part, l’antibioprophylaxie avant certains gestes thérapeutiques
d’autre part.
Le traitement de la maladie parodontale chez les patients ayant une cardiopathie à
risque d’endocardite (cf. annexe) est fondé sur un accord professionnel :
· Cardiopathie à haut risque :
Les dents mobiles associées à une parodontite ainsi que les dents avec lésions
interradiculaires sont à extraire.
La chirurgie parodontale n’est pas recommandée.
· Cardiopathie à risque modéré :
Le traitement conservateur peut être proposé en cas d’atteintes parodontales
modérées.
Pour le traitement des atteintes parodontales profondes, faute de connaissance du
risque d’endocardite en fonction du geste thérapeutique, l’attitude proposée
jusqu’alors était de procéder à des extractions dentaires et de ne pas
recommander la chirurgie parodontale. Il est apparu au groupe de travail que
cette attitude pouvait être nuancée et que la décision thérapeutique devait être
prise en étroite concertation avec le cardiologue en charge du patient et selon la
réponse au traitement.
Concernant l’antibioprophylaxie, le lecteur intéressé pourra se reporter aux
recommandations de l’AFFSAPS «prescription des antibiotiques en odontologie et
stomatologie » et à la révision des recommandations « prophylaxie de l’endocardite
infectieuse » juin 2002.
VII.2. Autres situations
Les études disponibles ne permettent pas de conclure avec certitude à l’existence d’un
lien de causalité entre maladie parodontale et maladie coronaire, accident vasculaire
cérébral fatal ou non, accouchement prématuré, diabète, certaines maladies
pulmonaires et des sinus.
Néanmoins, le groupe de travail recommande une surveillance clinique particulière
des femmes enceintes (accord professionnel). La découverte d’une parodontite
nécessite sa prise en charge et une surveillance obstétricale accrue car la maladie
parodontale semble significativement associée à un risque de prématurité et de petit
poids de naissance (grade C).
En présence d’un patient ayant un accident vasculaire cérébral, un diabète, une
maladie coronaire, une maladie pulmonaire ou une sinusite, il est recommandé de
réaliser un examen de la cavité buccale à la recherche de signes de parodontite et de
demander un avis spécialisé au moindre doute (accord professionnel).
parodontale et l’endocardite infectieuse, la maladie coronaire, l’accident vasculaire
cérébral, l’accouchement prématuré, les infections pulmonaires et sinusiennes.1. Maladie parodontale et endocardite infectieuse
Bien qu’il n’y ait pas d’études spécifiques sur la prévalence et l’incidence de
l’endocardite infectieuse chez les sujets ayant une maladie parodontale et compte
tenu de la létalité potentielle de l’endocardite infectieuse et du caractère infectieux de
la maladie parodontale, il est nécessaire de recommander une prophylaxie de
l’endocardite infectieuse chez les sujets ayant une maladie parodontale et qui sont
reconnus comme ayant une cardiopathie à risque d’endocardite. Cette prophylaxie
comporte le traitement de la maladie parodontale dans le but d’éradiquer les foyers
infectieux d’une part, l’antibioprophylaxie avant certains gestes thérapeutiques
d’autre part.
Le traitement de la maladie parodontale chez les patients ayant une cardiopathie à
risque d’endocardite (cf. annexe) est fondé sur un accord professionnel :
· Cardiopathie à haut risque :
Les dents mobiles associées à une parodontite ainsi que les dents avec lésions
interradiculaires sont à extraire.
La chirurgie parodontale n’est pas recommandée.
· Cardiopathie à risque modéré :
Le traitement conservateur peut être proposé en cas d’atteintes parodontales
modérées.
Pour le traitement des atteintes parodontales profondes, faute de connaissance du
risque d’endocardite en fonction du geste thérapeutique, l’attitude proposée
jusqu’alors était de procéder à des extractions dentaires et de ne pas
recommander la chirurgie parodontale. Il est apparu au groupe de travail que
cette attitude pouvait être nuancée et que la décision thérapeutique devait être
prise en étroite concertation avec le cardiologue en charge du patient et selon la
réponse au traitement.
Concernant l’antibioprophylaxie, le lecteur intéressé pourra se reporter aux
recommandations de l’AFFSAPS «prescription des antibiotiques en odontologie et
stomatologie » et à la révision des recommandations « prophylaxie de l’endocardite
infectieuse » juin 2002.
VII.2. Autres situations
Les études disponibles ne permettent pas de conclure avec certitude à l’existence d’un
lien de causalité entre maladie parodontale et maladie coronaire, accident vasculaire
cérébral fatal ou non, accouchement prématuré, diabète, certaines maladies
pulmonaires et des sinus.
Néanmoins, le groupe de travail recommande une surveillance clinique particulière
des femmes enceintes (accord professionnel). La découverte d’une parodontite
nécessite sa prise en charge et une surveillance obstétricale accrue car la maladie
parodontale semble significativement associée à un risque de prématurité et de petit
poids de naissance (grade C).
En présence d’un patient ayant un accident vasculaire cérébral, un diabète, une
maladie coronaire, une maladie pulmonaire ou une sinusite, il est recommandé de
réaliser un examen de la cavité buccale à la recherche de signes de parodontite et de
demander un avis spécialisé au moindre doute (accord professionnel).
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire